Prologue

Prologue
Hallo Leute !
Moi, c'est Sélenne, 18 ans et demi (j'y tiens ^^).
Bon, ben comme tout le monde, je soumets le fruit de mon imagination à vos avis .
J'espère que ça vous plaira !

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17 décembre 2007
14 h 30




L'énorme, mais néanmoins, gracile oiseau de fer, se posa avec délicatesse sur l'asphalte. Une nuée d'applaudissements se fit entendre. Le fin volatile avait brillamment réussi son atterrissage. Parmi la foule bienheureuse, une jeune femme semblait complètement étrangère à cette agitation. La tête posée contre le hublot, elle scrutait les différents édifices qui sillonnaient les alentours de l'aéroport, un léger sourire crispé sur son visage.
Si on la détaillait plus attentivement, on pouvait déceler une certaine appréhension dans son regard. Il faut dire que ça faisait quand même près de 3 ans qu'elle n'avait pas remis les pieds ici. 3 ans... Un court laps de temps pour certains, mais une éternité pour la jeune femme. Elle avait tout quitté, en pensant ne jamais revenir ici.
Tout d'un coup, les bons comme les mauvais souvenirs rejaillirent à la surface, comme un robinet qui ne cesse de fuir. Elle savait très bien qu'elle ne pourrait jamais oublier ce qui avait pu se passer ces dernières années. Pourtant, ce n'était pas faute de l'avoir souhaité !

Elle fut tirée de ses pensées par l'annonce du commandant de bord, leur souhaitant un agréable séjour et espérant les revoir sur leur compagnie. Lentement, elle s'étira et finit par se relever précautionneusement, histoire de ne pas se cogner la tête sur le compartiment à bagages. Elle avait déjà assez mal au crâne comme ça !
La jeune femme attendit patiemment que son voisin prenne ses affaires. Après une attente qui lui parut interminable, elle put enfin avoir accès à ses effets. Elle s'étira à nouveau et se mit enfin droite. Nous pûmes enfin voir à quoi elle ressemblait.

La jeune femme possédait une silhouette semblable à celle des mannequins. Elle était tout en finesse et délicatesse, jusqu'aux traits de son visage. Celui-ci était de forme ovale, et respirait le naturel et l'élégance. Sa plus grande fierté était ses yeux noisettes, dont l'éclat ne semblait jamais perdre de sa vivacité.
Ses origines caribéennes ajoutaient de l'exotisme à son personnage, déjà atypique. En effet, la jeune était également d'origine allemande, par sa mère, et française, par son père. Elle constituait un « magnifique mélange » comme aimait à le dire son premier amour...



[...]


Aéroport de Berlin
14 h 01
POV David



J'ai du laisser les garçons au studio. J'espère qu'il ne m'en voudront pas trop. Dire qu'on avait enfin réussi à trouver un moment pour faire le « bilan » de cette année, au combien chargée. Ils avaient fait du beau boulot, rien à dire là-dessus. Je suis fier de voir leur professionnalisme évoluer de plus en plus, chaque jour.

Une bise glaciale s'engouffre soudain dans le hall de l'aéroport. Je me retourne vers l'entrée du bâtiment, prêt à pester contre l'individu qui s'amuse à jouer avec le système d'ouverture des portes. Sans grand étonnement, mais plutôt avec un certain attendrissement, je me rends compte qu'il ne s'agit que d'une fillette, jouant avec son ours en peluche. En la regardant plus attentivement, elle me fait penser à « elle ».
A l'époque, elle était toujours vive, pleine d'entrain. Sa joie de vivre était tellement communicative, qu'il était impossible de demeurer triste en sa présence. Les jumeaux l'adoraient. Ils étaient réellement inséparables tous les trois ! Comme les trois mousquetaires en somme !
Cette réflexion me fait sourire, tandis que je détourne la tête vers les arrivées. Mon sourire se fige lorsque je la vois. Elle ne m'a pas encore aperçu, et ne cesse de me chercher à travers la foule. Je lève mon poing droit vers le ciel. Si avec ça, elle n'arrive pas à me retrouver !



POV ???

"Mais où il est putain ?! Je sais que l'avion n'était pas censé arrivé avec autant d'avance, mais quand même ! "

Pourtant, il sait que j'ai une sainte horreur d'attendre ! J'essaie de me frayer un chemin parmi la foule compacte, mais il semblerait que mes charmants compagnons de vol ne soient pas prêts à décoller du sol. S'ils passaient de l'autre côté du cordon, au lieu de s'arrêter toutes les cinq minutes, ils retrouveraient leurs familles beaucoup plus vite !
Alors que je tends une énième fois le cou, histoire de repérer David, j'aperçois un pouce en l'air. Je me stoppe quelques instants. Involontairement, mes lèvres s'étirent en un large sourire. Prise d'une impulsion soudaine, je me mets à courir, renversant je ne sais qui et je ne sais quoi sur mon passage.
Arrivée devant David, je m'arrête quelques instants, histoire de reprendre mon souffle. Il rit, amusé par mon comportement. Lentement, nos regards se croisent, et nos visages ne peuvent être plus heureux que maintenant. Je lui saute au cou, et nous nous serrons extrêmement fort l'un contre l'autre. Alors qu'il me fait doucement tournoyer, je ne peux m'empêcher de verser une larme, puis une autre et encore une autre.

-« Je suis tellement... », nous commençâmes à dire en ch½ur.

Il me repose à terre et nous éclatons de rire. Nous avons toujours été en symbiose tous les deux. Je pensais que ça allait s'altérer après toutes ces années, mais ça n'était que tout le contraire.
Il essuie les dernières larmes qui perlent sur mes joues, puis me décoiffe les cheveux, comme au bon vieux temps. Je prends une partie de mes bagages, tandis qu'il s'occupe du reste, et nous nous dirigeons vers la sortie de l'aéroport.

Malgré tout, je suis tout de même heureuse de revenir ici...


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Voilà pour le prologue ! Je sais qu'il est un peu court mais ne vous inquiètez pas pour la suite. Je pense que vous ne serez pas en reste ! J'attends vos avis avec impatience !
Pix

# Posté le mercredi 19 décembre 2007 16:58

Modifié le lundi 18 février 2008 19:02

Confidences du petit matin - Chapitre 1

Confidences du petit matin - Chapitre 1
Studio J57
14 h 45



Les garçons ne cessaient de tourner en rond, tels des lions en cage. Ils devaient avoir rendez-vous avec toute leur équipe, afin de faire le point sur l'année qui allait bientôt se terminer. Pas mal de choses s'étaient faites, des bonnes, des moins bonnes. Un bilan était donc de rigueur. Malheureusement, David manquait à l'appel.

« Un rendez-vous important ». Voilà ce qu'il leur avait dit, en partant aussi précipitamment qu'un voleur. Les garçons étant sur les nerfs, autant dire que ce contretemps n'améliorait pas leur humeur. L'un deux était particulièrement soucieux. Mais la source de cette préoccupation était d'une toute autre nature.



POV TOM
Quelques heures plus tôt – 5 h 45



Je me réveille en sursaut. Ne vous inquiétez pas, je n'ai pas fait de cauchemar. J'ai juste rêvé d'elle, comme cela m'arrive plusieurs fois depuis quelques temps.
Je me relève péniblement sur mon lit, et pose la main sur ma poitrine, histoire de reprendre mon souffle. Mon c½ur palpite inexorablement, sans que je puisse en expliquer la raison. A bien y réfléchir, je la connais cette raison, c'est juste que je ne veux pas me l'avouer.
Lentement, je sors de mon lit, et me dirige vers le balcon, afin de prendre un peu l'air. Je fais coulisser la fenêtre d'un coup sec, le vent glacial vient transpercer mon corps de toute part. Je frissonne énormément. C'est vrai que je suis un peu beaucoup torse nu, et histoire de compléter le tableau, je ne porte qu'un boxer noir. Ma tête se détourne vers le lit, qui apparaît comme un cocon bien chaud et douillet. Mais je ne vais pas me laisser tenter. Si jamais j'y retourne, je sais ce qui m'attend et franchement, la perspective de rêver d'elle à nouveau, ne m'enchante pas vraiment.
Reniant complètement mon lit, je vais porter mon regard sur les environs. Le soleil ne s'est pas encore levé et pourtant, la ville semble déjà s'affairer. D'en haut, je vois des points minuscules apparaître et disparaître au coin des rues. La circulation commence d'ores et déjà à se densifier, et l'alignement formé par les voitures forme un manteau multicolore, recouvrant partiellement le bitume.
Elle me le faisait souvent remarquer et, à l'époque, je n'arrêtais pas de la taquiner sur son côté rêveur. Elle me répondait toujours que lorsque la réalité n'était pas si jolie à voir, l'idéaliser n'était pas un si grand mal que ça. Avec le recul, je me demande si elle avait raison de penser ainsi. C'est vrai que ce qu'on peut voir tous les jours n'est peut-être pas toujours agréable, mais si l'on devait s'enfermer dans une bulle à chaque fois que le monde nous déplaît, est-ce qu'on...
Ouille ! Une migraine me cogne soudainement les tempes. Ca doit être signe que mon esprit surchauffe. Réfléchir intelligemment n'est pas trop bon pour moi apparemment. J'éclate de rire à cette réflexion. Je ris encore plus lorsqu'il me semble entendre son rire en écho. Elle m'embêtait continuellement sur mon « potentiel intellectuel très bien caché ». Petit à petit, des crampes s'immiscent dans la partie, signe que je suis arrivé au maximum. Je m'arrête donc, mais un sourire reste immanquablement affiché sur mon visage.



POV BILL
6 h 30



Encore une rude nuit. Le pire, c'est qu'elle n'est pas finie ! Tout en me levant, je peste contre moi-même. Depuis quelques jours, on dirait que je suis réglé comme une horloge. Je me réveille aux environs de 6 h du matin et ce, quelque soit les circonstances de la veille. Je ne peux plus me rendormir après coup et avec ça, j'ai une boule à l'estomac que je n'arrête pas de traîner depuis quelques temps.

« Brrr ! C'est qu'il caille dans cette chambre ! » remarquai-je, tout en me frictionnant le corps.

Apparemment le chauffage est en option ici. J'en ferais la remarque à David aussitôt que je le verrais. D'ailleurs, il agit bizarrement depuis quelques temps. Il est plus excité que d'habitude et ne cesse de se promener avec un sourire débile, collé au visage. Rooh... Je ne vais pas me prendre la tête dès le matin avec ça, ça doit sûrement être l'approche des fêtes de fin d'année qui le met dans cet état.

Sans faire plus de cérémonies, j'attrape l'épaisse couverture du lit, et m'emmitoufle dedans. Je m'approche du miroir et déplore l'état dans lequel je suis. Mes cheveux... ne ressemblent plus vraiment à des cheveux, j'ai la bouche pâteuse et j'ai complètement oublié de me démaquiller hier soir. Je vous laisse donc imaginer le portrait déplorable. Je soupire de désolation et me dirige vers la porte de ma chambre. Je l'entrouvre doucement, et passe ma tête à travers l'interstice. Je regarde des deux côtés, personne. Rapidement, je referme la porte derrière moi, et me dirige au fond du couloir, tout en sautillant. C'est que la couverture est tellement longue, que je me vois mal trébucher et m'affaler sur le sol. Je vous épargne donc le comique de la scène. Arrivé à bon port, je m'arrête quelques secondes, essayant de reprendre mon souffle. C'est que ça demande beaucoup d'efforts. Je pénètre ensuite dans la chambre, cherchant Tom du regard.
Lui aussi est pris d'insomnies depuis quelques temps. Lorsqu'il m'en a fait part, je lui ai avoué que c'était également mon cas, et nous avons décidé de laisser nos chambres ouvertes, histoire de se retrouver un peu. Ca faisait longtemps qu'on avait pas autant discuté, hors du stress environnant. On le faisait aussi dans le bus de la tournée, mais bon ça n'était pas pareil. Là, on était entre nous.
Bien que je sache que c'est inutile, je jette un coup d'½il vers son lit. Évidemment, il n'y est pas. A en juger par l'état des draps, je devine sans peine que la nuit a été agitée. Encore une fois. Nos récentes discussions ne m'ont toujours pas permis de découvrir clairement la raison de ses soucis. Bien que j'en ai une vague idée. L'air glacial qui règne dans la pièce me ramène brutalement à la réalité.

« Décidément, c'est dans toutes les chambres qu'il n'y a pas le chauffage apparemment ! Ca va vraiment pas là, je vais me plaindre à la direction ! » m'énervai-je.

Comme pour me faire taire, une bourrasque de vent vient souffler sur mon visage. Mais pourquoi diable Tom a-t-il laissé ses fenêtres grandes ouvertes ?! Par ce temps pareil, il est vraiment malade celui-là ! Je m'en vais pour aller la fermer, lorsque je l'aperçois accoudé sur le rebord du balcon, torse nu et en boxer.

« Il va vraiment pas bien celui-là ! Tu vas pas me dire qu'il ne sent pas le froid ? » pensai-je.

Je souffle d'agacement et m'approche de lui, en le recouvrant avec ma grosse couverture. Elle est assez grande pour deux. Ce contact soudain avec le duvet semble le ramener à la réalité. Il tourne sa tête vers moi, et je peux y apercevoir un sourire. Je suis agréablement étonné.
Même s'il continuait à rire avec les autres, on pouvait sentir que le c½ur n'y était pas. Ses blagues, d'ordinaire pas très intellectuelles, n'étaient pourtant plus aussi recherchées qu'avant. Et ça durait depuis une semaine déjà.
Là, j'ai droit à un sourire sincère et je dois dire que cela me fait très plaisir. A mon tour, je ne peux m'empêcher de sourire. D'un même élan, nous reportons nos regards vers l'horizon.

« Ca à l'air d'aller mieux on dirait, commençai-je.
-On ne peut pas dire que ça aille mieux, me répondit-il. Simplement, je me suis rappelé de très bons souvenirs.
-Ah bon, fis-je, surpris, tu me les fais partager ? Si ça te fait sourire, c'est que ça devait sûrement être une grosse connerie !
-Je suis nostalgique de l'époque des « Trois mousquetaires », me dit-il en riant légèrement.
-C'est clair que c'était le bon temps... On a du faire les 400 coups ensemble !
-Et même plus encore...dit-il dans un ton triste.
-Tom, lui dis-je en l'entourant de mon bras, t'es sûr que c'est bon pour toi de parler d'elle ?
-Certainement que non, mais on a quand même passé d'agréables moments ensemble. Et puis, je...
-Je sais Tom, je sais, l'interrompis-je, en resserrant mon étreinte. »


Nous restons encore un long moment à l'extérieur, regardant le soleil se lever. Dès que ses rayons nous éblouissent trop, nous nous retirons à l'intérieur. D'un regard, il me remercie, et je le serre brièvement dans mes bras. Les effusions de sentiments, c'est pas trop son truc ! Un dernier sourire, et je quitte la chambre.

Nous avons très peu discuté, mais le contenu de la conversation était quand même très significatif. Cela ne fait que confirmer mes suppositions : il est encore amoureux d'elle.



POV TOM
13 h 37



Ca m'a fait du bien de parler avec Bill. Ca m'a fait du bien de savoir qu'il serait toujours avec moi. Néanmoins, au fil de la discussion, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à notre relation.
Entre nous, ça a toujours été fort, intense. Je ne sais même plus si, à ce stade, on peut appeler ça de l'amour. Ce mot semble trop faible pour décrire les sentiments que j'avais pour elle à l'époque. Je crois, qu'après Bill et ma mère, c'était la personne qui me connaissait plus que quiconque. Et forcément, me connaissant, ça ne pouvait pas rester une belle relation d'amitié platonique. Selon moi, les relations d'amitié filles-garçons sont toujours un peu ambiguës. Depuis elle, je fais maintenant très attention dans mes relations avec le sexe opposé. Parfois, je cède à mes pulsions mais bon... je suis un homme quand même ! Un beau gosse célèbre qui plus est !
Je ris face à ma réflexion stupide, et finis de me brosser les dents. N'empêches, je me demande vraiment pourquoi je pense à elle maintenant, alors que je pensais l'avoir complètement rayé de ma vie. Je souffle légèrement. Il faut croire qu'entre le fait de le penser, et l'action, il y a un grand pas à faire ! Il faut vite que je trouve une distraction. C'est sans doute parce qu'on n'a plus le temps de sortir ces temps-ci que je me turlupine la tête avec ça.

« Ouais... Ca doit être ça ! me dis-je, tout en réajustant ma casquette. On va encore dire que je me vante mais, quelle beauté quand même ! C'est affolant ! »

Encore un dernier coup d'½il vers le miroir, puis je me dirige vers mon lit, récupère mon gilet, mon portable et mon Ipod, puis sors de la chambre. Je rejoins les autres devant l'ascenseur, levant la main en guise de bonjour. Après avoir fait un sourire discret à mon jumeau, nous nous engouffrons dans l'ascenseur, tandis que les portes se referment derrière nous
.




Le trajet vers le studio se fit silencieusement. Quelques mots par-ci, par-là. Nos quatre garçons étaient tous plongés dans leurs pensées. La perspective de se lever aussi tôt, un jour-off qui plus est, ne les enchantait pas vraiment. Ils étaient tous à fond dans leur musique, n'écoutant même pas les indications de Saki qui, au bout d'un long moment quand même, se rendit compte qu'il parlait au mur. Chacun d'entre eux avaient le visage tourné vers l'extérieur, suivant sans grand intérêt les paysages qui défilaient devant leurs yeux.
Georg ainsi que Tom, finirent par s'endormir, leur tête contre la vitre. Bill et Gustav, eux, étaient à leur grand regret, bien réveillés, sans aucune possibilité de faire la même chose que leurs comparses.
Ils furent tous interrompus dans leurs actions, lorsque la voiture s'arrêta doucement. Georg se réveilla instantanément, affichant un air mécontent. En effet, il n'arrivait à dormir que pendant que la voiture roulait. Il s'étira longuement, et ouvrit la porte d'un coup sec. Un vent froid s'engouffra à l'intérieur de la voiture, faisant frissonner Bill et Gustav. Tom, lui, ne bougea pas d'un poil.

« Dis-donc t'aurais pas pu attendre que tout le monde soit prêt avant d'ouvrir la porte ? s'écria le chanteur, frigorifié.
-Toi, lui répondit assez rageusement le bassiste, tu vas pas commencer à m'énerver dès le matin hein ?
-Plutôt l'après-midi non ? dit-alors Gustav d'un air moqueur.
-Bref, le coupa Bill, la prochaine pense un peu aux autres.
-J'arrive pas à croire que ça soit toi qui dises ça, s'esclaffa Georg, ça c'est la meilleure !
-Qu'est-ce que tu veux dire par là ? s'énerva Bill.
-Vous avez pas bientôt fini ? Vous commencez à me casser les oreilles vous deux ! intervint une voix pâteuse.
-Oh ! Désolé Tom, s'excusa son jeune frère.
-Ouais s'cuse, bougonna Georg après avoir reçu un coup de coude de la part de Gustav »

Dire qu'il réussissait enfin à trouver le sommeil, il avait fallu que les deux zigotos se chamaillent. En attendant, la porte de la voiture était toujours ouverte, Saki attendant devant que ces messieurs daignent finir leur conversation. A cette vue, le guitariste ria légèrement et consentit à se redresser sur son siège.

« C'est pas tout ça, commença t-il, mais vu qu'on est arrivés et que la porte est ouverte, pourquoi on ne descendrait pas ? »
Les autres restèrent interdits face à cette remarque intelligente. Tom se moqua ouvertement de leurs têtes, puis descendit du véhicule.

# Posté le jeudi 20 décembre 2007 12:20

Modifié le dimanche 20 janvier 2008 14:20

Le pourquoi du comment - Chapitre 2

Le pourquoi du comment - Chapitre 2
Hallo Leute !
J'espère que vous avez toutes passé de joyeuses fêtes. Je vous remercie beaucoup pour vos commentaires, qui m'ont fait énormément plaisir. Sans transition, je vous laisse à la lecture du nouveau chapitre. N'hésitez pas à laisser des commentaires ;-)
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Voiture de David
14 h 30
POV ???



Cela fait un bon moment qu'on roule. Nous sommes déjà hors de la capitale. Je pose ma tête contre la vitre et regarde, sans vraiment les percevoir, les paysages défiler sous mes yeux. J'écoute paisiblement l'album d'Alicia Keys quand David ôte mes écouteurs. Je le regarde, offusquée, tandis qu'il me désigne, fier de sa bêtise, la boîte à gants. J'ouvre celle-ci et un flot de disques atterrit à mes pieds. Alors que je l'entends s'esclaffer, mon regard est attiré vers une jaquette bien particulière, leur album.
Lentement, je détaille l'image dans ses moindres recoins. Je remarque avant toute chose mon petit Bill, enfin plus si petit que ça ! Je souris. Il a toujours aimé se mettre en avant ce jeune homme. Ensuite mes yeux se tournent vers Gustav et Georg. Ils n'ont pas beaucoup changé ces deux-là physiquement, j'espère que c'est pareil au niveau du caractère. Et enfin, je tombe inévitablement sur lui. Diaboliquement séduisant, même si son style sort un peu de l'ordinaire. Sans que je ne sache pourquoi, mes doigts viennent effleurer les contours de son si beau visage, s'attardant particulièrement sur ses lèvres. A ce contact, je sens comme une onde de choc se propager dans mon corps, me faisant frissonner de...plaisir ?


Studio J57
Au même moment
POV TOM


Alors que je porte la cannette de Coca-Cola à mes lèvres, quelque de chose de bizarre fait trembler tout mon corps, et se fixe au niveau de ma bouche. Involontairement, j'émets un gémissement rauque. J'en suis tellement surpris moi-même que je renverse ma boisson sur le sol. Les autres me regardent, abasourdis par ce qu'ils viennent d'entendre. Pas pour longtemps puisque Georg me dit, d'un ton moqueur :

« Bah alors ! Mon petit père ! On a des pensées pas très catholiques ? »

Encore déboussolé par ce qu'il vient de m'arriver, je ne prend même pas la peine de répondre à sa question. Délicatement, j'appose mes doigts sur mes lèvres, qui sont chaudes. Comme si je venais d'embrasser quelqu'un passionnément. Et puis ce gémissement c'était quoi ? Le plus bizarre, c'est que je crois que j'en veux encore.
Fébrilement, je me lève de mon siège, et vais me poster devant la fenêtre. Je pose à nouveau mes doigts sur mes lèvres, qui sont toujours aussi chaudes et semblent maintenant empreintes d'un goût sucré, son goût... Mais qu'est-ce qui se passe bordel ?!


Retour à la voiture
POV ???


Pour une décharge, c'était une décharge. Je peste furieusement contre moi-même et contre ces putains de sentiments. Un peu brusquement, je repose le cd dans la boîte à gants, et la ferme d'un coup sec. Mes mains tremblent encore, c'est affolant. Je les presse l'une contre l'autre, afin de les calmer, mais rien n'y fait. David me regarde d'un air à la fois amusé et compatissant. Un léger sourire se dessine au coin de ses lèvres. Malheureusement pour lui, j'ai besoin de me défouler, et son sourire débile m'agace au plus point !

« On peut savoir ce qui te rend de si bonne humeur ? l'apostrophai-je brutalement
-Le fait de savoir que tu es de retour..., me répond t-il du tac au tac.
-Je me demande si j'ai bien fait d'accepter ta proposition ! Je suis maintenant persuadée que c'était une mauvaise idée. »

Je croise les bras, et me renfonce un peu plus dans le siège. Je jette un regard vers David qui a toujours cet éternel sourire scotché au visage. A cet instant, je ne peux m'empêcher de me remémorer la fameuse conversation qui avait fait que j'étais ici aujourd'hui.



Flashback
Central Park - New-York
18 juillet
15 h 49



J'effectuais mon jogging quotidien dans Central Park. L'album de Mika dans les oreilles, ma course était rapide et effrénée, tout comme la musique. Après deux bons kilomètres, je m'arrêtai afin de m'hydrater un peu. Alors que je vidais le contenu de ma bouteille d'eau, une main étrangère se posa sur mon épaule. Je me retournai, prête à brandir le poing contre l'opportun qui avait osé me déranger, quand je me stoppai net dans mon mouvement.
Le pauvre homme avait été bien surpris par mon geste, et affichait maintenant un air effrayé, gardant les mains en l'air. Pour me venger de la frayeur qu'il m'avait faite, je lui balançai le contenu de ma bouteille à la figure.

« Qu'est-ce que tu fais ici, finis-je par lui demander, suspicieuse.
-Ben je suis venu te voir, comme on l'avait convenu ! me répondit David, tout en essayant, tant bien que mal, de sécher son beau costume.
-On n'avait rendez-vous que ce soir si je me souviens bien, lui répondis-je alors, comment as-tu su que je serai ici ?
-En fait, j'ai demandé à ta concierge, qui m'a gentiment accueilli, elle !
-Arrêtes de te plaindre, lui dis-je, tu aurais très bien pu recevoir mon poing sur la figure. N'empêche, repris-je après un moment de silence, je suis très contente de te voir.
-Moi aussi, me dit-il en me serrant dans ses bras »

Je répondis à son étreinte. Après ce petit moment de tendresse, je lui proposai de rentrer à mon appartement. Le chemin du retour se fit dans la joie et la bonne humeur. J'avais l'impression de retomber en enfance à ses côtés et c'était une sensation fort agréable. Nous rejoignîmes vite mon domicile. Je pria David de faire comme chez lui, pendant que j'allai prendre une douche. Quelques minutes après, je le rejoignis dans le salon et le retrouvai affalé sur le canapé, verre de vin à la main. Non mais quel sans-gêne tout de même ! Je secouai la tête d'un ai désabusé et partis à la cuisine prendre de quoi me restaurer. Du bon chocolat Kinder, il n'y a rien de mieux ! Je vins ensuite le rejoindre sur le canapé.

« Tu es vraiment restée une enfant, me dit-il amusé, alors que je mangeai tranquillement ma barre de chocolat.
-Juste parce que je mange du chocolat ? lui demandai-je, quelque peu vexée par sa remarque.
-Entre autre chose..., me répondit-il, d'un air mystérieux, mais tu peux être fière de ce que tu es devenue.
-Ne t'inquiètes pas pour ça, je le suis ! lui dis-je alors, en bombant exagérément le torse.
-Décidément, toujours aussi vantarde.
-Et toi toujours aussi vieux papa poule !
-Comment ça « vieux », s'indigna t-il, je suis toujours aussi fort et bel homme qu'auparavant !
-Ouais...Si on en venait aux choses sérieuses, finis-je par lui dire »

Il perdit son fameux sourire et posa son verre sur la table basse. Il se tourna vers moi, et me dit, d'un ton grave :

« Ce que j'ai à te demander n'est pas une chose facile. Mais ça me ferait vraiment plaisir si tu acceptais.
-C'est bizarre, lui dis-je, méfiante, je sens que je ne vais pas du tout aimer ce qui va suivre.
-Ne te braques pas s'il te plaît, c'est déjà pas facile pour moi de te demander ça.
-Allez, vas-y toujours on verra bien, l'encourageai-je.
-Et bien..., commença t-il, quelque peu hésitant, j'aimerai beaucoup que tu viennes travailler avec moi. »

Je restai interdite face à ce qu'il venait de me dire. J'avais pensé à tout, sauf à ça. Je lui fis un grand sourire, lui montrant à quel point j'étais enthousiasmée par son idée. Je le perdis aussi vite lorsque je me rendis compte ce que ça impliquait. Si je devais travailler avec lui, ça voulait dire travailler avec eux, avec lui. Alors ça, c'était...

« Complètement hors de question !
-Je me doutais que tu allais réagir comme ça. Mais réfléchis bien, je t'offre une occasion en or ! Ne gâches pas cette chance pour une simple amourette !
-Si ça n'était qu'une simple amourette, lui dis-je alors férocement, je ne serais pas ici. N'essaies pas de discuter de choses dont tu n'es même pas au courant !
-Oui c'est vrai, fit-il, un peu penaud, excuse-moi. Cependant, je ne peux m'empêcher de penser que ta place est à nos côtés.
-Ils n'ont certainement pas besoin de moi et moi je...
-Je veux vraiment que tu travailles avec nous. Ce sera pour toi l'occasion de, non seulement revenir au pays, mais aussi d'apprendre les ficelles du métier de manager.
-Comment ça ?
-Je te propose de devenir l'assistante de Dunja Pechner. C'est une chance pour toi de concrétiser ton rêve. C'est pas toi qui voulait devenir une artiste complète et indépendante ? Tu es bien ici pour ça non ? »

Je restai muette devant toutes ces évidences. Ce qu'il venait de me dire était vrai, c'était une opportunité que je devais saisir. D'un autre côté, la perspective de les revoir me faisait un peu peur. Et si je n'arrivais pas à contrôler les sentiments qui me submergeaient à l'instant même ? Est-ce que je devais fuir, encore une fois ?


Fin du flashback



Et me voilà maintenant. Dans la voiture de David, en train de me morfondre sur moi-même. Quelle idiote, quelle idiote, quelle idiote !

« Ne te mets pas martel en tête, finit par me dire David, d'un ton compatissant. Un jour, tu seras persuadée d'avoir pris la bonne décision.
-Pfff, soupira-je, agacée, si tu dis ça, c'est que ça arrange bien tes affaires !
-Décidément, tu es vraiment restée une enfant, se moqua t-il. »

Je lui tourne carrément le dos, et boude dans mon coin. Pas pour longtemps puisque David finit par se s'arrêter dans le parking du studio. Je me relève brusquement, et me crispe. Voyant l'état de stress dans lequel je suis, David me caresse tendrement les mains.

« Ne t'inquiètes pas, ça va bien se passer »

Je lui souris tristement, et resserre la prise de ses mains sur les miennes. Nous finissons par sortir de la voiture, et nous nous dirigeons vers l'entrée du studio.



Studio J57
14 h 53
POV BILL


Georg ne cesse de faire des allers-retours au toilette, Gustav s'acharne sur sa pauvre batterie, et Tom est assis sur le fauteuil depuis tellement longtemps, qu'on dirait qu'il est cloué dessus. En ce qui me concerne, j'essaie tant bien que mal de me calmer en écoutant de la musique, mais rien n'y fait, je suis toujours autant stressé. Je n'arrive pas à croire qu'on soit obligé d'attendre que monsieur le producteur finisse sa course « importante ». On est tout de même là pour parler de notre carrière ! Qu'est-ce qu'il y a de plus important que ça ?!
Et cette boule au ventre, que je traîne depuis quelque temps, et qui ne veut pas partir. J'ai un curieux pressentiment et je n'aime pas vraiment évoluer dans le vague. Je commence à taper furieusement du pied, lorsqu'il me semble entendre des éclats de rire dans le couloir. Je distingue clairement la voix de Saki et de notre très cher producteur. Cependant, il y en a une autre, que je n'arrive pas à reconnaître, mais il me semble bien qu'elle est féminine.



Au même moment
POV ???



Arrivé au 5ème étage, l'ascenseur nous ouvre ses portes. Je n'ai pas le temps de faire quelques mètres hors de l'appareil qu'une masse imposante me soulève dans les airs. Elle me fait tournoyer un bon moment avant de me reposer sur le sol. J'ai l'impression que le sol n'est plus très stable et j'essaie de calmer ma migraine naissante, en me massant les tempes.

« Tu aurais pu y aller mollo Saki, dis-je alors, je n'ai plus 6 ans tu sais !
-Espèce de rabat-joie va, me répondit-il, d'un ton enjoué.
-Moi aussi je t'aime, lui dis-je, en lui assénant un bon coup de poing sur le bras.
-Aïe, aïe, aïe..., pleura t-il, c'est qu'elle commence à avoir une sacrée poigne la gamine.
-Comment tu m'as appelé, lui demandai-je, d'un ton faussement menaçant.
-Oh allez arrête ton petit cinéma fillette ! osa t-il me dire. »

Je fais mine d'être vexée par sa remarque et détourne exagérément la tête. Ils sont pris d'un fou rire en voyant mon attitude si désinvolte. Je les regarde tout à tour, et ne tarde pas à les rejoindre.

« Bon, on y va ? me dit alors David »

Je soupire quelque peu, et opine du chef. Quand faut y aller, faut y aller !

# Posté le dimanche 30 décembre 2007 09:14

Modifié le lundi 18 février 2008 19:07

Les retrouvailles - Chapitre 3

Les retrouvailles - Chapitre 3
Hallo Leute !
Bonne année à vous tous ! Je vous souhaite évidemment plein de bonnes choses pour cette nouvelle année <3

Je sais que je n'ai pas été très présente ces temps-ci, et je m'en excuse. Mais bon, on ne peut rien faire contre les devoirs malheureusement -_-

Je vous remercie énormément pour les 327 visites et 22 commentaires. Ca va paraître peu pour certains, mais pour moi qui débute, c'est déjà beaucoup <3 Evidemment, j'espère que le nombre de commentaires et de visites augmentera avec le temps ^.^

J'arrête de suite mon blabla, et vous laisse découvrir la suite. Merci d'avance pour les commentaires <3

_____________________________________________________________



POV DAVID

Je sens bien que c'est avec un peu d'appréhension qu'elle m'accompagne dans le petit salon. Lorsque nous pénétrons dans la pièce, nous tombons sur un Bill plus qu'excité :

« Ah ben enfin ! C'est pas trop tôt ! T'en as quand même mis du temps à faire ta course, soi disant « importante » ! *Il la regarde, interloqué* C'était pour une fille en plus ! »

Il désigne la pauvre jeune fille, qui est déjà assez stressée, d'un doigt furieusement accusateur. Connaissant le caractère de la jeune fille en question, ça ne va pas tarder à chauffer. D'ailleurs, elle me pousse déjà légèrement sur le côté et vient se poster devant le chanteur. Nullement impressionnée, elle réajuste ses lunettes et fixe Bill d'un air menaçant.

Pendant cette confrontation muette, j'invite les autres garçons à descendre venir se joindre à nous. Ils dévalent bruyamment les escaliers, Tom en tête. A la vue de la scène qui est train de se dérouler, ils restent près des marches, attendant que l'orage passe. Ils ne l'ont pas encore vue, puisqu'elle est cachée par la silhouette longiligne de leur chanteur. Je soupire bruyamment, et vient m'installer près d'eux. Que le match commence !



POV ???

Je n'arrive pas à croire qu'il ait employé un tel ton pour parler de moi. Je reconnais qu'il n'est pas au courant de ma venue, mais quand même ! Il ne me reconnaît même pas et a le toupet de me dédaigner du regard. J'y crois pas !

« Ta maman ne t'a jamais appris le respect ? C'est pourtant une chose primordiale dans l'éducation ! commençai-je
-T'es qui toi pour me parler comme ça toi ? me répondit-il hargneusement.
-Quelqu'un qui est apparemment plus mature que toi ! lui répondis-je. David tais-toi, dis-je à celui, le voyant
ouvrir la bouche.
-Comment tu le connais David ? Et puis comment ça se fait que tu soies arrivée avec lui ? m'harcela t-il.
-C'est drôle que tu me poses la question parce que c'est justement ce que je me demandais, soupirai-je.
-Bah je vais te faciliter la tâche, tu vois la porte juste derrière toi, c'est la sortie, me dit-il alors, alors je t'en prie, tu peux t'en aller si tu veux ! On n'a vraiment pas de temps de faire joujou avec toi !
-C'est moi que tu es train de prendre pour une débile ou je rêve ?! m'énervai-je.
-A part toi, j'en vois pas d'autres ici, me répondit-il, regardant les alentours de la pièce, fier de sa bêtise.
-Humpf..., grognai-je, retenant un juron bien vulgaire, puisque c'est comme ça...»



POV Georg

Je ne sais pas qui est cette fille, mais putain elle a du répondant ! Du tac au tac en plus ! Je suis mort de rire, affalé sur les marches. Elle regarde Bill avec tellement de fureur, que je serai pas étonné qu'elle le frappe tiens ! Je regarde Gustav, qui semble complètement ailleurs, trouvant un intérêt particulier à ses pompes. Je lui donne un léger coup de coude, et lui chuchote à l'oreille :

« On parie 5 ¤ qu'elle lui assène une bonne droite à la figure !
-Nom merci, je suis pas interéssé, me répond-t-il, bougon.
-Décidément tout le monde est de mauvaise humeur, dis-je alors, excédé, vous êtes vraiment pas dr...
-Je parie 20 ¤, me dit-alors David, sans pour autant avoir détourné la tête du combat.
-Ah, enfin un joueur, lui dis-je alors, réjoui, toi au moins tu sais t'amu...
-Mais pas une droite, me coupe-t-il à nouveau. Elle va lui décrocher un bon direct dans son épaule droite.
-Comment tu peux en être si sûr ? Lui demandai-je, surpris.
-Tu devrais l'être tout autant pourtant, me répond-t-il, un léger sourire au coin des lèvres.
-Ah bon, lui dis-je en haussant les épaules, on verra bien. »


POV ???

Sans crier gare, je lui assène un bon direct dans son épaule droite. J'entraperçois une silhouette familière se lever, mais je suis tellement énervée que je n'y accorde pas plus d'attention que ça. Bill se masse doucement, sous la douleur de mon coup. A voir sa tête, il ne s'y attendait pas apparemment. Ses yeux sont exagérément écarquillés et il adopte une moue qui me fait pouffer de rire.

«C'est pas la peine de faire ta vierge effarouchée Bill ! me moquai-je, ça n'est pas la première, et sûrement pas la dernière fois, que je te frappe. Pauvre petit bichon à sa maman !
-Attends un peu toi ! me répond-t-il, Tu perds rien pour attendre ! »

Alors qu'il s'apprête à prendre violemment par les épaules, il se stoppe soudainement dans son mouvement et me dit, d'un air surpris :

« Comment tu m'as appelé ? »



POV Georg

Putain j'y crois pas ! Mais comment il a fait pour deviner ? Je regarde tour à tour Bill et David, les yeux sûrement aussi écarquillés que ceux d'un poisson-chat. David me regarde en souriant, et tends franchement sa main. Je fixe celle-ci, puis son visage. Il exagère son sourire, et me dit, en se foutant légèrement de ma gueule :

« T'as perdu je crois ? »

Furieux, mais néanmoins toujours aussi étonné, je lui donne son gain. Je détourne la tête vers Bill, qui fixe étrangement la fille. Maintenant on va avoir droit à une étreinte passionnée, comme dans toute bonne série-poubelle qui se doit !



POV BILL

Non mais pour qui elle se prend celle-là ?! Elle vient s'inscruster, me fait la morale, me frappe... Et par-dessus le marché, elle ose m'insulter de « vierge effarouchée » et de « bichon à sa maman ». Je suis super énervé là ! Je m'apprête à la jeter à la porte quand mon cerveau fait tilt *désolé il a un temps de réaction légéremment lent*. J'interromps mon mouvement, et la regarde intensémment. Elle a sourire imbécile fixé sur son visage, comme à chaque fois qu'elle me traite de bichon...
Je regarde Tom, histoire de voir si on a suivi le même raisonnement. Il semble aussi surpris que moi.



POV ???

Ah ben enfin ! Il commence à comprendre. Il s'approche lentement de moi, et retire délicatement mes lunettes. Un sourire de clown éclaire nos visages respectifs.

« T'es vraiment long à la détente mon bichon, finis-je par dire d'une voix hachée, quelque peu émue.
-C'est pas ma faute si t'es devenue une femme, ma Sweetie, me répondit-il, tout aussi ému que moi.
-Roooh, menteur ! Dis plutôt que c'est à cause des lunettes hein ? lui dis-je, moqueuse.
-C'est principalement pour ça, c'est vrai !
-De toute façon, tu n'as jamais été physionomiste mon pauvre garçon !
-Qu'est-ce que tu racontes ? Viens plutôt par là ! »

Il m'attrape par la taille, et me serre très fort contre lui. Je fais de même, allant jusqu'à passer mes bras autour de son cou. Je sens son souffle sur ma peau, ce qui me chatouille. Je pouffe un peu et suscite la même réaction chez Bill. Je n'ouvre pas les yeux, je ne le veux pas encore. Il est tout près, je sens son regard posé sur moi. Il me fixe si intensément, que j'ai l'impression de me consumer sur place.
Brusquement, Bill me soulève du sol, et me fais tournoyer vivement. Je crois que le trop plein d'émotions a fini par exploser ! Nous éclatons de rire et je resserre ma prise autour de son cou.

« Arrête, finis-je par lui dire, à bout de souffle, je vais finir par vomir.
-Mais je suis tellement content ! me répondit-il, joyeux.
-Moi aussi, lui dis-je, sur le même ton, mais ça serait dommage que je finisse déjà à l'hôpital ! »

Finalement, il consent à me reposer par terre, mais ne peut s'empêcher de me resserrer à nouveau dans ses bras. Je lui caresse affectueusement la joue et me dirige vers les autres.

« Salut Gustav, Georg,, dis-je, en m'approchant timidement. Je sais pas si vous me...
-Bien sûr que si on te reconnaît bêta ! me coupe Gustav
-Comment oublier une fille aussi jolie ? me dit alors Georg, d'un ton aguicheur.
-T'as vraiment pas changé toi ! Toujours aussi mauvais dragueur ! ne puis-je m'empêcher de dire.
-Bah.. on ne change pas les bonnes habitudes ! me dit-il d'un air blasé.
-Effectivement, c'est ce que je constate ! »

Je m'approche un peu plus, et les étreint brièvement l'un et l'autre. Je n'avais jamais vraiment pris le temps de tisser des liens avec eux. J'espère pouvoir rattraper le temps perdu. Puis, inévitablement, je me tourne vers lui. Il a l'air aussi anxieux que moi. On est bien parti !



POV TOM

Dès le moment où Bill s'en est approché, j'ai su que c'était elle. Je crois même, qu'inconsciemment, je savais qu'elle reviendrait tôt ou tard. Ca explique sûrement toutes ces nuits d'insomnies. Tous les rêves que j'ai pu faire ressemblaient en quelque sorte à des avertissements. Ils devaient faire en sorte de préparer le terrain, sans doute. Cependant, malgré tout ce stratagème, la voir en chair et en os m'a fait un énorme choc.
Elle est devenue si belle, et voir la joie se peindre sur son visage ne la rend que plus merveilleuse encore. La douleur ressentie ces derniers jours semble s'évaporer aussitôt. Je ne peux m'empêcher de la fixer ardemment, l'amour et le désir oubliés rejaillissant à la surface. Elle sait que je la regarde. Elle devient toute rouge. Je souris. J'ai toujours eu ce pouvoir sur elle. Elle l'a également toujours eu sur moi, sauf qu'elle l'ignore.
Bill finit par la reposer à terre. Elle évite soigneusement mon regard. De peur de défaillir sans doute.*yen a qui se prenne vraiment pas pour de la merde -_- '* En ce qui me concerne, je ne sais pas comment je fais pour tenir encore debout. Patiemment, j'attends qu'elle finisse sa conversation avec Georg et Gustav. Elle semble faire exprès de retarder le moment de nos retrouvailles. Pendant ce temps, je bous littéralement à l'intérieur. J'ai l'impression que mon c½ur va finir par exploser tellement il bat vite ! Toutes ces sensations que j'avais perdues, je les retrouve en instant, en sa présence. C'en est tellement enivrant que ça m'étourdis légèrement.
Mais me je contiens, son regard est posé sur moi
.



POV ???


Nous nous dévisageons attentivement. Chacun analyse le visage de l'autre, histoire d'en retrouver les traits. Il me sourit. J'en fais inconsciemment de même. Je m'avance lentement vers lui, jusqu'à ce qu'une misérable distance nous sépare. Je relève à nouveau mon visage vers le sien. Il me regarde avec tellement d'attention, que j'en rougis. Je me retiens de partir en courant, et soutient son regard. Je suis bouleversée de voir ses prunelles briller avec autant d'éclat. On dirait que son regard est enflammé par le désir...Et, pour être honnête, je n'en suis pas peu fière !
Je le lui fait savoir par un petit sourire en coin. Il ne semble pas y prêter attention et reste fixé sur mes lèvres. Il les regarde intensément, comme par convoitise. Cette attention est tellement déroutante, que je finis par ressentir moi-même une certaine envie. Il m'a bien eue !



POV TOM

Si je peux contenir mes gestes, je ne peux en revanche pas résister face à ces lèvres. J'ai tellement envie de les embrasser, mais je me fais violence pour ne pas y toucher. La frustration que je ressens à ce moment-là se traduit par un désir de plus en plus grandissant. Si mon corps ne me trahit pas, mes yeux apparemment oui. Elle l'a remarqué, et ne peux s'empêcher de sourire fièrement. Je vais me charger de la faire descendre de son piédestal !
Je fais semblant de ne pas avoir remarqué son sourire, puis regarde plus passionnément sa bouche. Cette attention plus qu'osée la trouble grandement. Je suis vraiment trop fort ! *j'aurai plutôt dit boulet moi :p*. Elle ne me vaincra jamais à ce jeu-là ! Je me brûle peut-être les ailes, mais je déteste perdre.
Perdu dans ma contemplation, il me faut un certain temps pour remarquer qu'elle a passé ses bras autour de ma taille, et qu'elle a sa tête posée contre mon torse. Ce contact si soudain me fige.



POV ???

Ce que je suis en train de faire, va au-delà de ce que je m'étais promis. Mais qu'importe. Je suis tellement bien là, dans ses bras. Je crois que rien ni personne ne pourrait m'y déloger. Il semble qu'il ait été dérouté par mon action, il reste stoïque, les bras le long du corps. Aux battements effrénés de son c½ur, ça à l'air de lui faire de l'effet. Le mien aussi danse la lambada, je sais qu'il peut le sentir. Cependant, toute bonne chose a une fin.

« Hum, hum...intervient David, désolé de vous interrompre dans vos retrouvailles, mais va falloir qu'on parle sérieusement de...
-Oui je sais, dis-je, en me détachant, à regret. »

Je relève la tête vers Tom, qui porte un regard assassin à David. Celui-ci hausse les épaules, d'un air désolé. Je rigole doucement. Il détourne sa tête vers moi et sourit doucement. Il s'approche de moi, et dépose un baiser sur mon front.

« Je suis content de te revoir Maya, me dit-il enfin.
-Je suis contente aussi, lui répondis-je. »

# Posté le dimanche 20 janvier 2008 14:04

Modifié le samedi 02 février 2008 06:02

HAPPY BIRTHDAY !

HAPPY BIRTHDAY !
Eh oui, it's my birthday today ! 19 ans aujourd'hui... 20 demain... Le temps file à une telle allure ^^

Je profite de cet article pour remercier mes deux lectrices ainsi que celles et/ou ceux qui prennent le temps de visiter mon blog. A ce propos, j'aimerais bien que vous me laissiez votre avis sur ce que contient ce blog. Ne serait-ce que trois mots, ça me ferait vraiment plaisir ;-)

Bises à vous et à très bientôt pour la suite <3

# Posté le mardi 29 janvier 2008 13:43

Modifié le lundi 18 février 2008 19:09